Moi : Ca va, c'est bon, j'arrive.
Ju : Excuse-moi mais c'est le meilleur moyen de te réveiller si tôt. Tu te dépêches, on repart.
Moi : Oui, je vais m'habiller et je vous rejoins dans le hall.
En passant devant la chambre de Bill, j'hésite. Et puis j'entre.
Il est réveillé.
Moi : Laisse-moi parler. Je sais que toi aussi ça te fait mal que je reparte, mais j'ai pas le choix, et même si j'avais pu partir avec toi, j'aurais du partir quelque jours pour mon article. Seulement j'ai l'impression d'être prisonnière de ma mère. Mais si tu m'aimes vraiment comme moi je t'aime, tu auras peut-être la force de m'attendre, d'attendre les prochaines vacances, le courage de m'aimer pour que rien ne puisse nous séparer. Maintenant je m'en vais, mais saches que quoi qu'il arrive, moi je t'aimerai toujours.
Il ne répond rien, me regarde, une larme coulant sur sa joue. Mais je ne peux pas rester, je sans que si je reste, je vais craquer, et je ne veux pas le faire devant lui.
Bill n'est pas venu me dire au revoir dans le hall, ni gare. Ben oui, on repart en TGV. Mais j'ai voulu être à côté de Noémie pour le trajet. Et dès que le train a démarré, j'ai craqué. J'en ai marre... Noémie me parle, mais je ne sais pas pourquoi, je ne l'écoute pas et m'endors.
Je me réveille, secouée par Noémie. On est arrivé.
Pff, foutu pays où il pleut toujours, tu n'as pas changé ! Oh, non, voilà ma mère qui court vers moi !
Moi : Bonjour maman, ça va, c'est bon, je suis pas partie six ans non plus !
Elle paraît choquée, mais ne dit rien. Mon père se charge de mes bagages.
Ma mère me demandait de lui raconter la tournée des garçons pendant le trajet Bruxelles-Jodoigne.
Moi : Mais maman, tu t'en fous, t'aime pas les Tokio Hotel.
Fr : Mais j'ai cru savoir que tu sortais avec l'un d'eux !
Moi : Pardon ? Répète ? Comment tu le sais ?
Fr : Lis cet article !
Oh ben mince ! Une photo de Bill et Moi ! Et une autre le jour où nous sommes tous allés au resto ! Une photo de groupe souvenir ! J'adore !
Moi : Il faut que je rencontre ce journaliste pour lui faire une méga bise ! Je garde ton magazine, merci !
Ca fait trois jours que je suis chez moi, et tout le monde m'énerve. Je n'ai pas eu d'appels de Bill, juste un message de Tom pour me dire :
Tom : Salut poupée ! J'espère que tu vas bien. Nous on s'emmerde sans vous deux Julien. On espère vous revoir bientôt.
Il ne parlait pas de Bill. Je me demande ce qu'il faisait.
Là, j'étais dans le taxi (j'en avais marre que mes parents soient sans arrêt sur mon dos) qui devait me conduire à Bruxelles. Je devais déposer mon article et le grand boss du magazine devait me parler. Cette question tournait dans ma tête : que me voulait-il ?
Chauffeur : Voilà, mademoiselle, vous êtes arrivée. Ca fera 23 euros !
Eh ben, il ne se paie pas avec un clou, lui !
Qu'est-ce que j'étais contente de revoir Jack et Noémie. Mais je ne pouvais pas rester. Ils avaient du boulot, et moi, un boss à voir !
La secrétaire me fait entrer dans son bureau. Et là, qui vois-je ? Peter Hoffmann ! Qu'est-ce qu'il fait là ? Mon reportage était si mauvais que ça ?
Boss : Bonjour Lucie. Assieds-toi je t'en prie. Tu connais déjà Mr Hoffmann bien sûr !
Moi : Bonjour.
PH : Bonjour Lucie. Puis-je jeter un ½il à votre article ?
Moi : Oui, aucun problème.
Il le lit à haute voix.
Boss : C'est vraiment excellent !
PH : Qu'est-ce que je vous disais ! Alors, d'accord ?
Moi : Attendez, vous parlez de quoi ?
Boss : En fait, Peter est venu me voir pour me parler de ton reportage. Pour lui, il est vraiment bon ! Il l'a montré à une agence de journalisme à Hambourg qui partage son avis. Ils sont prêts à t'accepter comme stagiaire et à te former.
Moi : Le problème c'est que si je pars mes parents me coupent les vivres.
PH : Il suffit de remettre une lettre à la firme qui te fournira tes cours par correspondance et tu obtiendras une bourse pour poursuivre tes études. Car ton petit salaire de stagiaire te paiera juste de quoi manger et t'acheter quelques vêtements ! Mais à vous deux Julien vous allez vous en sortir, vous avez des amis qui j'en suis sûr, sont prêts à vous aider !
Moi : Qu'est-ce que Julien vient faire là-dedans ?
Boss : Il a gardé contact avec les garçons lui aussi. Il est déjà reparti car il a eu la même proposition que toi ! Il a directement accepté. Vous formez toujours un duo au travail.
Moi : Ecoutez, j'ai besoin de réfléchir un peu. Je vous rappelle pour vous informer de ma décision.




