« Cher journal. Je suis passée aujourd'hui au restaurant où travaille maman. Elle a fondu en larmes dès qu'elle m'a vue et m'a trouvé changée... c'est normal en un an ! Elle m'a dit qu'elle espérait aussi que le juge allait demander à ma s½ur de s'occuper de moi. Si il dit oui, elle demandera alors le divorce car je serai dès lors intouchable puisqu'ils ne seront plus responsables de moi. C'est une bonne chose ! Mais là je stresse, je n'arrive pas à dormir. Il est trois heures du matin et dans sept heures, nous avons rendez-vous devant le juge... J'ai vraiment pas envie de revoir mon père ! Et j'espère qu'il n'aura pas bu ! Sinon il risque de frapper sur le juge... Pff je suis crevée mais je ne trouve pas le sommeil. Cette histoire m'embrouille la tête. Je vais regarder un dvd, ça me changera peut-être les idées... »
Quand j'arrive dans le salon, Gaby est déjà là, en train de regarder « La coccinelle revient ».
Moi : Toi non plus tu n'arrives pas à dormir ?
Gaby : Salut ! Non. Je suis venue regarder la télé pour penser à autre chose.
Moi : C'est ce que je venais faire aussi.
Gaby : C'est marrant ce phénomène qu'on a, le besoin de faire quelque chose et qu'on ressent toutes les deux ! On aurait du être jumelles !
Moi : Mais on l'est presque ma Gaby chérie !
On rigole. Je m'assied à côté d'elle pour regarder le film.
On en regarde un deuxième, puis un troisième et un quatrième. Enfin, elle me dit :
Gaby : Va prendre ta douche, je mets ma veste et je vais chercher les croissants. Traîne pas parce que j'y vais après toi !
Moi : Ok. A tout à l'heure.
Je m'exécute. Je sors de la salle de bains en peignoir.
Moi : Qu'est-ce que je dois mettre ?
Gaby : Mets ton pantalon noir avec ton débardeur brun. Avec ta veste blanche ça ira.
Je retourne m'habiller. Je remarque qu'elle est partie prendre sa douche.
Je me maquille, pas de trop parce que le juge ...
Quand je reviens dans la cuisine, Gaby est déjà là. Je me joins à elle pour manger des croissants.
Moi : T'as été vite pour prendre ta douche !
Gaby : Je mets un quart d'heure, pas une demie-heure !
On rigole !
Il nous reste une heure. J'ai pas envie d'y aller. Gaby le sent. Elle me dit :
Gaby : T'inquiète pas. Tout va très bien se passer ! Mais là, il faut y aller.
Moi : Eh bien on y va alors.
Nous montons dans la voiture. J'adore aller en voiture avec Gabriella ! Elle n'hésite pas à rouler, elle !
Le trajet est long, aucune de nous deux ne parle. Et il y a quarante-cinq minutes de route à faire ! Je sens que je vais m'endormir...
Gaby : Eh, la belle au bois dormant, réveille-toi !
Moi : Quoi ? On est déjà en Allemagne ?
Gaby : Très drôle ! On a plus que sept minutes pour trouver la salle alors magne-toi !
Je sors de la voiture, encore toute patraque !
On entre dans « la justice de paix » ou « palais de justice » [comme vous voulez lol]. J'aperçois mes parents.
Moi : Je ne veux pas le voir !
Gaby : Moi c'est je ne veux pas LES voir !
Moi : Ben arrête, si elle obtient le divorce, tu feras quand même un effort, non ?
Gaby : Peut-être. Si je suis sûre qu'ils ne se verront plus, oui. Ah, voilà l'avocat qui coûte la peau des fesses !
Av : Mesdemoiselles. Nous allons commencer, entrez par ici.
Les parents suivent évidemment notre avocat. Il doit être content de se débarrasser de moi, mon père, il n'a pas d'avocat ! Mais tant mieux.
« Cher journal. Je suis enfin heureuse ! Je suis placée sous la tutelle de ma s½ur. A la sortie, j'ai demandé à mon avocat de venir avec moi pour dire bonjour à ma mère. Là, elle a demandé pour qu'il soit son avocat pour obtenir le divorce ! La tête de mon père ! En attendant, elle loge au restaurant où elle travaille, mais elle ne pourra pas y rester indéfiniment. Ma s½ur lui a proposé de venir dormir à la maison à partir du jour que nous partons en Allemagne! Bref, dans deux jours nous partons ! Mais je t'emmène avec moi !... »
